Les idiomes sémantiques

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Les idiomes sémantiques

Message par Sim'Ha le Sam 21 Juil - 10:16

Shalom

Un idiome est une expression, une phrase ou un mot qui est propre à une langue, et sert à transmettre une certaine pensée ou idée complètement détachée du sens littéral des mots employés, et qui ne peut être compris que dans la langue spécifique où l'idiome est prononcé, car l'idiome emprunte des images et symboles de la culture de la langue dans laquelle il est prononcé. Voici quelques exemples d'idiomes français :

Être dans la lune, qui signifie être perdu dans ses pensées
Avoir un coeur de pierre, qui signifie être insensible
Faire la pluie et le bon temps, ce qui signifie s'imposer de manière autoritaire
Mettre quelqu'un plus bas que terre, ce qui signifie traiter quelqu'un avec un grand mépris
Se mettre sur son trente-et-un, ce qui signifie bien s'habiller.

Étant donné qu'un idiome ne peut être compris que dans la langue d'origine où il est exprimé, chaque fois que vous traduisez un idiome de sa langue d'origine vers une langue étrangère la phrase deviendra incompréhensible car traduite littéralement et parce qu'elle ne fait pas partie de la culture de la langue dans laquelle elle a été traduite. Ainsi, toutes les expressions susmentionnées n'ont un sens qu'en français. Traduisez-les littéralement dans n’importe quelle autre langue, et elles deviendront incompréhensibles !

Si vous prenez, par exemple, l'idiome anglais « a bad egg » et que vous le traduisez littéralement cela vous donnera « un mauvais oeuf. » Cette expression est incompréhensible en français, car un mauvais oeuf ne veut rien dire en français. Or, en anglais, l'idiome « a bad egg » signifie « quelqu'un de mauvais. »

De la même manière, si vous prenez l'idiome anglais « blood is thicker than water » et que vous le traduisez en français, cela vous donnera « le sang est plus épais que l'eau », une phrase qui ne veut rien dire en français. Or, en anglais, cela signifie tout simplement que les membres de la famille sont plus proches que des amis.

Dernier exemple : si vous prenez l'idiome anglais « at the drop of a hat » et que vous le traduisez littéralement en français, cela vous donne « à la chute d'un chapeau », ce qui n'a absolument aucun sens. Or, en anglais, cela signifie simplement « agir sans hésitation », « instinctivement. » Les idiomes dans un texte transmettent une signification qui ne peut pas être compris du texte littéral.

Ceux qui croient que le « Nouveau Testament » fut rédigé en grec ont un énorme problème !

le « Nouveau Testament » ne contient aucun idiome grec, mais, à l'inverse, il est rempli d'idiomes araméens ! Parfois ils sont traduits littéralement, et parfois ils sont traduits de façon idiomatique. De nombreuses contradictions sont causées dans le « Nouveau Testament » grec par la traduction littérale des idiomes araméens.

Lorsque la Pashitto` araméenne fut traduite en grec, les traducteurs auraient dû fournir les explications des idiomes araméens. Cela aurait éviter de nombreux maux de tête (et dans certains cas, cela aurait littéralement sauvé des vies humaines).

Voici quelques exemples.

1. Saisir des serpents – Marc 16:18

Nous lisons ceci dans la Louis Segond :

ils saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur feront point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris...

Les traducteurs grecs ont traduit littéralement des idiomes et métaphores araméennes sans connaître leur sens réel. Ici, « saisir des serpents » est un idiome araméen qui signifie « maîtriser des ennemis. »

Cette incompréhension a même coûté la vie de plusieurs personnes, qui ont compris cette idiome littéralement et ont voulu saisir des serpents pour prouver la « véracité » de ce passage ! George Went Hensley (tapez son nom sur Google), un ancien pasteur de l’Église de Dieu, fonda une communauté pentecôtiste dont les membres devaient boire du poison et s'exposer à des serpents venimeux. Il est mort d'une morsure de serpent, comme bon nombre d'autres de ses fidèles !

Vous pouvez voir par cet exemple que ne pas comprendre qu'une phrase est un idiome peut même coûter la vie de ceux qui le comprennent littéralement !

2. Coupe-le et arrache-le – Marc 9:43-47

Yéshou´ faisait ici usage d'un idiome araméen qui signifie « si tu as l'habitude de voler, cesse de le faire », « si tu as l'habitude d'empiéter sur la propriété d'autrui, cesse de le faire ! »
Étant donné qu'il s'agissait d'un idiome et non d'une phrase littérale, aucun des disciples de Yéshou´ et ceux qui le suivaient ne se sont amputés des parties de leurs corps. Or, dans de nombreux endroits du monde chrétien qui ont mal compris l'araméen, des chrétiens se sont coupés les mains, les doigts et les pieds, ou ont infligé à leurs corps d'autres blessures pour suivre cette injonction mal interprétée de Yéshou´.

3. Les yeux de votre coeur – Éphésiens 1:18

Dans la Bible du Semeur, nous lisons ceci :

qu'il illumine ainsi votre intelligence afin que vous compreniez en quoi consiste l'espérance à laquelle vous avez été appelés, quelle est la glorieuse richesse de l'héritage que Dieu vous fait partager avec tous ceux qui lui appartiennent...

Par contre, dans la Louis Segond nous lisons plutôt ceci :

et qu'il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints...

Comment se fait-il que ce verset ait deux traductions complètement différentes, puisque dans une version on nous parle de « votre intelligence », tandis que dans l'autre on nous parle de « les yeux de votre coeur » ?

Il s'avère que la phrase araméenne עַינֵא דּלֵבַוָתכוּן est un idiome, et de ce fait elle peut avoir une traduction littérale (qui est « les yeux de votre coeur ») et une traduction signifiée.

Dans la pensée sémitique, on nous parle souvent du coeur, qui est l'organe idiomatique de la compréhension et de la connaissance. Les manuscrits grecs alexandrins ont conservé littéralement l'idiome (d'où la traduction de la Louis Segond) tandis que les manuscrits grecs byzantins en ont donné une traduction signifiée (d'où la traduction de la Bible du Semeur).

Cet exemple démontre que parfois les traducteurs comprenaient que Sho`oul employait un idiome araméen qui ne devait donc pas être traduit et compris littéralement, et firent le choix de traduire de façon libérale la signification de l'idiome d'une façon plus acceptable et compréhensible dans la pensée grecque. Et ce, dans une lettre censée avoir été rédigée en grec pour des grecs !

Il est ainsi plus qu'évident que cette lettre fut en réalité rédigée en langue sémitique pour des sémites vivant en Grèce !

4. Les entrailles de Jésus ou la tendresse de Yeshou' – Philippiens 1:8, 2:1 ; Colossiens 3:12 ; Philémon 7, 12, 20 ; 1 Jean 3:17 ; 2 Corinthiens 6:12

Cet exemple est assez étonnant, car il se répète à plusieurs reprises tout au long des livres du « Nouveau Testament », et est une preuve de l'origine araméenne des lettres que les disciples de Yéshou´ envoyaient aux croyants vivant dans des villes grecques ! C'est également un exemple intéressant en ce qu'il s'agit d'un idiome traduit littéralement dans certaines versions chrétiennes, mais de façon signifiée dans d'autres. Ce phénomène se produit dans de nombreux versets, mais pour faire court nous ne traiterons que de Philippiens 1:8.

Dans la Darby, nous lisons ceci :

Car Dieu m'est témoin que je pense avec une vive affection à vous tous, dans les entrailles du Christ Jésus.

Par contre, voici ce que nous lisons dans la Louis Segond :

Car Dieu m'est témoin que je vous chéris tous avec la tendresse de Jésus Christ.

Les versions byzantines traduisent par « entrailles » (d'où la traduction de la Darby), tandis que les versions alexandrines traduisent par « affection/tendresse/amour. » Que la variation est causée par des traductions différentes d'un idiome araméen indique un original araméen qui a été compromis dans le grec.

Il s'avère que le mot araméen בּרַחמַוהי peut à la fois désigner un idiome et quelque chose de littéral. Littéralement, cela signifie « ses entrailles », alors qu'idiomatiquement cela signifie « ses amours », « ses miséricordes », « ses affections », « ses tendresses. » Les traducteurs grecs ne savaient pas s'il fallait le traduire littéralement ou s'il s'agissait d'un idiome. D'où les différentes versions.

Or, en araméen la chose est très claire : tout comme le coeur est vu comme étant le siège de la compréhension (comme nous l'avons vu plus haut), les entrailles sont considérées dans la culture sémitique comme étant le siège de la compassion.

5. Sa face était fixée – Luc 9:53

Nous lisons ceci dans la Darby :

et ils ne le reçurent point, parce que sa face était tournée vers Jérusalem

Alors que la Louis Segond dit ceci :

Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem.

La Pashitto` déclare : « Et ils ne le reçurent pas, parce que sa face était fixée pour se rendre à `ourishlém. »

Une face fixée vers Jérusalem, cela ne veut absolument rien dire en grec encore moins en français.

Or, l'idiome araméen « fixer sa face » signifie « se faire une idée », « prendre une résolution », et est très fréquent dans la pensée sémitique.

Ne sachant pas qu'il ne fallait pas le comprendre littéralement, certains traducteurs grecs l'ont traduit littéralement, comme la Darby ; or, si on la traduit littéralement, cette phrase ne veut rien dire du tout ! « et ils ne le reçurent point, parce que sa face était tournée vers Jérusalem » n'a aucun sens !

C'est pourquoi, d'autres traducteurs, qui avaient compris qu'il s'agissait d'un idiome, lui ont donné un sens signifié, comme c'est le cas dans la Louis Segond. Mais notez que même Louis Segond n'a en réalité pas du tout compris le sens de cet idiome, puisqu'il le traduit par « il se dirigeait sur Jérusalem. »

Le sens véritable de ce verset est plutôt qu'il était déterminé à se rendre à Jérusalem, raison pour laquelle les samaritains, qui rejetaient la sainteté de Jérusalem et enseignaient que Dieu n'avait pas choisi le Mont Môriyoh mais le Mont Garizim, refusèrent d'accepter que Yéshou´ se rende dans leurs villages.

Les traducteurs grecs, par leur incapacité à comprendre les idiomes araméens et hébraïques employés dans le texte, ont rendu incompréhensible ce passage, dont le sens est très clair lorsqu'on le lit en araméen.

6. Qui racontera sa génération ? - Actes 8:33

Dans la Louis Segond, nous lisons ceci :

Dans son humiliation, son jugement a été levé. Et sa postérité, qui la dépeindra? Car sa vie a été retranchée de la terre.

Par contre, dans la Darby nous lisons plutôt ceci :

dans son humiliation, son jugement a été ôté; et qui racontera sa génération? car sa vie est ôtée de la terre".

Là encore, nous avons une divergence entre les textes grecs byzantins et les textes grecs alexandrins ; les premiers parlent de « génération » tandis que les deuxièmes parlent de « postérité. » La raison à cela est que « Qui racontera sa génération ? » est un idiome araméen qui signifie « sa lignée fut interrompue. » En d'autres mots, le Messie n'a aucun descendant en vie. Et c'est le contexte de ce passage qui est en réalité une citation de Yasha´yohou.

Dans la pensée sémitique, « génération » est étroitement et intrinsèquement lié à la lignée ou postérité génétique. Cela n'a absolument rien à voir en français, où « génération » désigne une époque ou une période de temps.

Lorsque Mattay et Louqo` ont rapporté les généalogies de Yéshou´, ils se sont arrêtés à lui. C'est le sens de la prophétie de Yasha´yohou Hannovi` : וְאֶת-דּוֹרוֹ מִי יְשׂוֹחֵ ח « et sa génération, qui pourrait en discuter ? »  

Lorsque les disciples de Yéshou ont rapporté cela dans Actes 8:33, les traducteurs ne savaient pas s'il fallait comprendre cette phrase littéralement ou s'il s'agissait d'un idiome. Les textes byzantins n'ont pas compris qu'il s'agissait d'un idiome, et ont traduit littéralement « et qui racontera sa génération ? », ce qui n'a aucun sens en français. Par contre, les textes alexandrins ont compris que ce n'était pas à prendre au sens littéral et lui ont donné le sens signifié de « postérité, ce qui est exact !

7. Pressé dans la parole – Actes 18:5

Nous lisons ceci dans la Louis Segond :

Mais quand Silas et Timothée furent arrivés de la Macédoine, il se donna tout entier à la parole, attestant aux Juifs que Jésus était le Christ.

La Segond 21 nous dit ceci :

Quand Silas et Timothée arrivèrent de la Macédoine, pressé par l’Esprit, il attestait aux Juifs que Jésus est le Messie.

Quant à la Darby, elle nous dit ceci :

Et quand et Silas et Timothée furent descendus de Macédoine, Paul était étreint par la parole, rendant témoignage aux Juifs que Jésus était le Christ.

Dans la Bible du Semeur, il est dit ceci :

Quand Silas et Timothée arrivèrent de Macédoine, il consacra tout son temps à annoncer la Parole. Il rendait témoignage aux Juifs que Jésus est le Messie.

Paul a pu se consacrer entièrement à l'annonce de la Parole parce que les Philippiens lui ont fait parvenir de quoi pourvoir à ses besoins (Ph 4.16).
Comme vous pouvez le voir par vous-mêmes, toutes ces traductions sont complètement différentes et ont chacun un sens totalement différent.

Avec toutes ces versions, comment un chrétien peut-il prétendre connaître la signification de ce verset ? Vous ne pouvez pas prétendre que ces quatre traductions susmentionnées sont du pareil au même !

Dans la Pashitto`, il nous est dit ceci :

Et quand Shilo` et Timothé`os furent venus de Maqédhoniyé`, Pawlos fut pressé/restreint dans la parole, parce que les Yihoudhoyé` s'étaient levé contre lui et blasphémaient tandis qu'il leur attestait que Yéshou´ était le Mashiho`.

À partir de la Pashitto`, ce passage devient tout d'un coup parfaitement clair !

Il fait usage d'un idiome araméen qui est « être pressé/rétreint dans la parole. »

Les grecs n'avaient aucune idée de la façon de le comprendre lorsqu'ils se chargèrent de le traduire. La plupart le comprirent comme voulant dire qu'une fois que Shilo` et Timothé`os furent arrivés de Macédoine, Sho`oul ne se consacra plus qu'à prêcher la parole aux Juifs. En d'autres mots, ils comprennent « être restreint dans la parole » comme voulant dire qu'il ne s'occupa plus que de cela et rien d'autre. Mais le comprendre de la sorte rend le texte complètement incompréhensible et illogique par rapport à la suite.

Se rendant compte de la difficulté que posait cette traduction, certains sont carrément allés jusqu'à remplacer le mot » parole » par « esprit », nous faisant ainsi croire que c'était pressé par l'esprit qu'il prêchait aux Juifs. Mais là encore, puisque la suite du passage nous dit que les Juifs refusèrent de l'écouter, cela rend la traduction complètement illogique !

Comment l'esprit pouvait-il le presser de parler, alors qu'au final personne ne l'écouta ?

En vérité, ce que le texte veut nous dire, comme nous le voyons clairement du texte araméen, c'est qu'une fois que Shilo` et Timothé`os eurent rejoints Sho`oul, les Juifs refusèrent de l'écouter et se mirent à l'injurier. D'où l'emploi de l'idiome « être pressé/restreint dans la parole », qui signifie « être dans l'incapacité de s'exprimer, de parler. »

Et pourquoi est-ce précisément à l'arrivée de Shilo` et Timothé`os qu'ils décidèrent tout d'un coup de ne plus l'écouter ?

Parce que les Juifs ne reconnaissaient pas Shilo` et Timothé`os comme des Juifs. Ils considéraient insultant que Sho`oul se présente avec de telles personnes, et se rende avec elles dans les synagogues, considérant qu'il était méprisant de faire entrer des païens ou faux Juifs dans les synagogues (alors que Shilo` et Timothé`os étaient de vrais convertis et que Sho`oul avait lui-même pris soin de circoncire Timothé`os de façon à ce qu'il puisse l'accompagner dans ses voyages et que Timothé`os puisse prêcher aux Juifs). C'est pour cela que dès ce moment-là ils refusèrent de l'écouter !

Ce passage est un excellent exemple de l'incompréhension qui naît de la méconnaissance de la signification des idiomes employés dans une certaine langue. Et cela a créé les différentes traductions chrétiennes, car personne ne comprenait réellement ce que cette phrase araméenne pouvait bien vouloir dire. Chacun tenta de la traduire à sa sauce !

Seuls les textes alexandrins ont conservé la traduction littérale de « pressé/restreint dans la parole », bien qu'ils n'ont pas compris son sens !

C'est à tel point que les chrétiens, comme par exemple les traducteurs de la Bible du Semeur, se sont mis à inventer une explication selon quoi Paul pu se consacrer pleinement à la prédication parce que les Philippiens lui avaient fait parvenir de quoi subvenir à ses besoins. Comme il n'avait plus à travailler pour gagner sa vie, il avait tout le temps de prêcher.

Mais ce n'est absolument pas ce que le texte dit !

Il y'a encore des centaines d'exemples incompréhensibles dans les bibles chrétiennes, mais on pourra juste s'arrêter à ceux-ci.

Conclusion

Une fois de plus, la compréhension des Écrits Nazaréens est développée et corrigée en retournant à l'original araméen. Les chrétiens disent généralement « Cela n'a pas d'importance quelle bible vous utilisez ! » Si pour vous le fait que des gens meurent et se mutilent, voire même se font une guerre spirituelle communauté contre communauté, n'a pas d'importance, on peut alors se demander sur quelle planète vous vivez !

Oui, la version que vous utilisez a une énorme importance, car les bibles chrétiennes sont remplies d'incompréhensions, de contradictions, d'erreurs, et de sottises qui éloignent véritablement du sens réel des enseignements et paroles de Yéshou´ et ses disciples.

Il convient de noter que le terme « Pashitto` » signifie « simple », « ce qui est simple », ainsi que « universel » ; ce terme fut choisi pour désigner les Écrits Nazaréens afin d'indiquer que leur compréhension était simple et accessible à tous, et que ce devait être le texte universel de tous.

Or, ce n'est pas du tout le cas des bibles chrétiennes ; non seulement elles sont compliquées à lire et à comprendre, mais en plus elles ne sont pas universelles, puisque chaque communauté possède sa propre version et ses propres doctrines. Par contre, en lisant la Pashitto`, on se rend pleinement compte qu'effectivement, la doctrine et les enseignements des premiers nazaréens étaient beaucoup plus simples à comprendre qu'il n'y paraît et sont pleinement en phase avec la foi israélite.

En définitive, toutes les bibles chrétiennes n'ont rien du tout ni dans l'essence, dans la culture et dans les réalités des faits réels car traduites dans une pensée et culture autres que celles des acteurs !

Kol Touv

Sim'Ha

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Re: Les idiomes sémantiques

Message par Admin le Sam 21 Juil - 15:10

.
Bonjour à tous,

Ce que tu appelles savamment "idiome sémantique" Sim'Ha correspond simplement à des expressions ayant un sens figuré.
Ces expressions sont légion dans toutes les langues...
Tiens "légion"? Cela signifie qu'elles sont très nombreuses....

La langue française en est remplie citons comme exemples quelques expressions liées juste à l'eau (pour ne citer qu'un mot):

«Se noyer dans un verre d'eau » = être dépassé par une situation simple;
«C'est un coup d'épée dans l'eau»= c'est un coup pour rien;
«Mettre de l'eau dans son vin»= Modérer ses ambitions, ses exigences;
«L'eau a coulé sous les ponts»= le temps a passé;
«  Avoir l’eau à la bouche »= quand quelque chose nous fait saliver, nous fait plaisir à l’avance ;
« C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase »= C’est le petit problème qui vient s’ajouter à une situation déjà difficile ;
« C’est une goutte d’eau dans la mer » : C’est une mesure dérisoire, insignifiante ;
«  Il y a de l’eau dans le gaz » : C’est une situation explosive au niveau de l’entente ;
« Se jeter à l’eau » : C’est se lancer, prendre des risques ;
« Se ressembler comme deux gouttes d’eau » : se ressemblent tellement qu’on peut les confondre ;
« Nager entre deux eaux » : ne pas prendre position, hésiter entre deux courants ;
«  Il n’a pas inventé l’eau chaude » : Il n’est pas très malin ;
« Faire une tempête dans un verre d’eau » : susciter beaucoup de réactions pour peu de choses ;
« Il faut se méfier de l’eau qui dort » : une personne qui semble calme est souvent le contraire de son apparence ;
« Couler de source » : c’est quelque chose d’évident ;
« L’eau va toujours à la rivière » : l’argent va toujours aux riches ;
«  Etre comme l’eau et le feu » : incompatibilité d’humeur, impossible de cohabiter ;
« Apporter de l’eau au moulin de quelqu’un » : donner des arguments à ce que dit la personne ;
« Un roman à l’eau de rose » - « se retrouver le bec dans l’eau » - « chat échaudé craint l’eau froide »- « Heureux comme un poisson dans l’eau » - « Clair comme l’eau de roche » - « Fontaine je ne boirai pas de ton eau » - « Naviguer en eau trouble » - « Marin d’eau douce » - « un escroc de la plus belle eau » - …


Et il y en a encore, rien que sur le mot « EAU », alors imagine dans l’ensemble de la langue française !!!!
Et dans toutes les autres langues qui en ont certainement autant !!!
Est-ce que quelqu’un va se jeter vraiment à l’eau en entendant l’expression « se jeter à l’eau » ? A moins d’avoir un sérieux handicap, cela serait fort étonnant…

Est-ce que cela veut dire que la langue française ou toute autre langue est impossible à traduire ?
Biensûr que NON !

Les traducteurs vont de toute évidence tenir compte du sens figuré de ces mots et expressions et les traduire selon le contexte de la situation décrite !
A combien plus forte raison, la Bible, le Livre de Dieu, le Créateur de tous, sera traduit afin d’être rendue accessible à tous les humains !
La Bible est un livre universel qui s’adresse à l’humanité entière. Elle a été inspirée par Dieu lui-même et son Auteur est certainement hautement capable de la rendre accessible et rendre son enseignement disponible à toute l’humanité !!!
Penser le contraire, c’est dévaloriser Dieu lui-même !

Dire que tous les chrétiens n’ont comme base qu’un ensemble de textes mal traduits c’est insulter tous ceux qui sont dévoués à la traduction et à la diffusion de ce Livre Saint, et y ont même parfois laissé leur vie !

En quelles langues la Bible a-t-elle été initialement écrite ??

3 langues ont été utilisées afin de rédiger le texte inspiré par Dieu.
L’hébreu, l’araméen et le grec.

Trente-neuf des 66 livres, soit les trois quarts du texte de la Bible, sont appelés Écritures hébraïques et ont, à
l’origine, été écrits en hébreu à l’exception de quelques courts passages rédigés en araméen (Ezr 4:8–6:18 ; 7:12-26 ; Jr 10:11 ; Dn 2:4b–7:28).
En ce qui concerne le Nouveau Testament, Le livre de Matthieu fut écrit d’abord en hébreu et traduit plus tard en grec ; quant aux 26 autres livres, ils furent tous écrits en grec commun ou koinè, la langue internationale de l’époque.

Bien que ces chrétiens divinement inspirés soient tous Juifs de naissance (Rm 3:1, 2), ils ont choisi le grec pour produire leurs écrits. Ces textes n’étaient pas des messages privés, mais ils étaient destinés à circuler largement, à être lus et étudiés par toutes les églises.  

Les écrivains avaient de Dieu l’ordre de répandre la bonne nouvelle et l’enseignement jusque dans la région la plus lointaine de la terre, jusqu’à des endroits où on ne lisait pas l’hébreu ni le latin

Ainsi comme vous pouvez le constater seules de petites portions ont été rédigées en araméen.

Sim'Ha a écrit:2. Coupe-le et arrache-le – Marc 9:43-47

Yéshou´ faisait ici usage d'un idiome araméen qui signifie « si tu as l'habitude de voler, cesse de le faire », « si tu as l'habitude d'empiéter sur la propriété d'autrui, cesse de le faire ! »

Je ne suis pas d’accord avec cette interprétation.

Marc 9 :45, 47 : «  45 Si ton pied te fait tomber dans le péché, coupe-le ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul pied que de garder les deux pieds et d'être jeté en enfer. 47 Si c'est ton oeil qui te fait tomber dans le péché, jette-le au loin ; car il vaut mieux pour toi entrer avec un seul oeil dans le royaume de Dieu que de garder les deux yeux et d'être jeté en enfer,  »

Il est évident qu’il ne faut pas prendre cette expression au sens littéral !

Que signifient ces paroles de Jésus ?

Si notre œil est attiré par des choses immorales ou condamnées par Dieu, il peut nous faire trébucher et nous entraîner loin de Dieu. Il faut nous défaire de tout ce qui pourrait constituer un piège à notre fidélité.
Nos pieds et nos mains pourraient être amenés à faire quelque chose de malhonnête ou de condamnable par Dieu, il faut rejeter avec force tout ce qui pourrait nous tenter dans la mauvaise voie.
Il ne faut pas hésiter à se débarrasser de quelque chose, à perdre une situation, à changer d’emploi, de lieu de vie… si cela peut nous éviter de nous retrouver piégé et de nous entraîner loin de Dieu.

Coupe-le ! signifie ici « être prêt à perdre quelque chose de valeur si cela peut nous permettre de continuer dans la bonne voie ».

Sim'Ha a écrit:1. Saisir des serpents – Marc 16:18

Marc 16 : 15-18 : « 15 Et il leur dit : Allez dans le monde entier, annoncez la Bonne Nouvelle à tous les hommes. 16 Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. 17 Voici les signes miraculeux qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront des langues nouvelles, 18 ils saisiront des serpents venimeux, ou s'il leur arrive de boire un poison mortel, cela ne leur causera aucun mal. Ils imposeront les mains à des malades et ceux-ci seront guéris. »

Là encore je ne te suis pas dans ton interprétation. Il s’agit bien d’une écriture littérale ici.
D’ailleurs, pour preuve, ce qui est arrivé à Paul :

Actes 28 : 3-6 : «  3 Paul avait ramassé une brassée de bois sec et il allait la jeter dans le feu quand la chaleur en a fait sortir une vipère qui s'est accrochée à sa main. 4 En voyant l'animal suspendu à sa main, les habitants se disaient entre eux : Pas de doute : cet homme est un criminel ! Il a pu échapper à la mer, mais la justice ne l'a pas laissé vivre ! 5 Cependant, Paul avait, d'une secousse, jeté l'animal dans le feu et ne ressentait aucun mal. 6 Tous s'attendaient à le voir enfler ou bien tomber subitement raide mort. Après une longue attente, voyant qu'il ne lui arrivait rien de fâcheux, ils ont changé d'avis et se sont mis à dire : C'est un dieu. »

Ces miracles ne concernaient que les premiers chrétiens. Si d’autres personnes ont ensuite essayé de manipuler des serpents venimeux, il est évident qu’elles risquaient leur vie…

Sim'Ha a écrit:6. Qui racontera sa génération ? - Actes 8:33

Dans la Louis Segond, nous lisons ceci :Dans son humiliation, son jugement a été levé. Et sa postérité, qui la dépeindra? Car sa vie a été retranchée de la terre.
Par contre, dans la Darby nous lisons plutôt ceci :
dans son humiliation, son jugement a été ôté; et qui racontera sa génération? car sa vie est ôtée de la terre".

Je rajouterait Ostervald : « 33 Sa condamnation a été levée dans son abaissement. Mais qui pourra compter sa durée? Car sa vie a été retranchée de la terre. »
Et Martin : « 33 En son abaissement son jugement a été haussé; mais qui racontera sa durée? car sa vie est enlevée de la terre. »
Et Second 21 : « 33 Dans son humiliation, la justice lui a été refusée. Et sa génération, qui en parlera? En effet, sa vie a été supprimée de la terre. » idem pour l’abbé A. Crampon.

De toute évidence, la vie de Jésus a été enlevée de la Terre de manière prématurée car il a été mis à mort alors qu’il était encore jeune. Aucune postérité n’était prévue car Jésus est venu sur Terre afin de donner sa vie parfaite et pas pour fonder une famille.
Le mot dont il est question ici a été initialement traduit du grec : « Genea » qui peut en effet être traduit de différentes façons :
1. Naissance, natalité
2. Ceux d'une même postérité, une famille
3. L'ensemble des hommes vivant à une même époque
4. Un âge (une génération) époque d'environ 30 à 33 ans

Sim'Ha a écrit:7. Pressé dans la parole – Actes 18:5Nous lisons ceci dans la Louis Segond :
Mais quand Silas et Timothée furent arrivés de la Macédoine, il se donna tout entier à la parole, attestant aux Juifs que Jésus était le Christ.
La Segond 21 nous dit ceci :
Quand Silas et Timothée arrivèrent de la Macédoine, pressé par l’Esprit, il attestait aux Juifs que Jésus est le Messie.
Quant à la Darby, elle nous dit ceci :
Et quand et Silas et Timothée furent descendus de Macédoine, Paul était étreint par la parole, rendant témoignage aux Juifs que Jésus était le Christ.
Dans la Bible du Semeur, il est dit ceci :
Quand Silas et Timothée arrivèrent de Macédoine, il consacra tout son temps à annoncer la Parole. Il rendait témoignage aux Juifs que Jésus est le Messie.

Le mot "pressé" est traduit initialement du grec « sunecho » qui signifie de manière métaphorique:

o être tenu, être entièrement occupé par un travail
o Dans l'enseignement de la parole
o Contraindre, opprimer, des maux qui tiennent quelqu'un et l'affligent
o être tenu avec, affligé par, souffrir de
o Presser, forcer

Nous connaissons tous le dévouement et le travail énorme accompli par Paul.
Dire le contraire c’est aller à l’encontre du sens des Ecritures.
Il est évident qu’ici, le verset met l’accent sur le dévouement de Paul qui se consacre entièrement à l’œuvre d’évangélisation. Oui, il est pressé par l’Esprit qui le pousse en avant à réaliser de grandes choses et à faire de nouveaux disciples. Oui il consacre toute son temps à cela, oui il se donne tout entier à la parole. Il n’y a aucune contradiction ici, tous ces versets indiquent que Paul est de tout son être dévoué à l’enseignement de la parole de Dieu.
Paul a fait de nombreux disciples et a fondé de nombreuses églises ou congrégations. Si par endroits, certains opposants ne l’ont pas écouté, cela n’enlève en rien la motivation qui  a été entière et fidèle à Dieu jusqu’à sa mort.

La Bible est inspirée de Dieu

N'oublions jamais qui est à l'origine de la Bible ou Saintes Ecritures: Dieu, le souverain suprême de l'univers lui-même! Il désire que la connaissance de Dieu soit accessible à toute l'humanité. Et elle le sera.
Les nombreuses traductions, loin d'être une source de confusion sont au contraire une source d'enrichissement car il est très intéressant de les comparer. Cela nous permet d'avoir des éclairages différents, un vocabulaire différent, mais tout en restant dans la même idée et le même message.

Restons humble devant le privilège que nous avons de lire la Parole inspirée et demandons à Dieu la compréhension et la foi car aucune de ses paroles n'est restée et ne restera sans effet.

Olivier

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Re: Les idiomes sémantiques

Message par Sim'Ha le Sam 21 Juil - 18:10

Olivier a écrit:Est-ce que cela veut dire que la langue française ou toute autre langue est impossible à traduire ?
Biensûr que NON !
Les traducteurs vont de toute évidence tenir compte du sens figuré de ces mots et expressions et les traduire selon le contexte de la situation décrite !

Que dis-tu de toutes les idiomes que j'ai ressorti dans mon exposé ? Ont-ils été traduits mot à mot ou expliqué dans le contexte ?

Olivier a écrit:Dire que tous les chrétiens n’ont comme base qu’un ensemble de textes mal traduits c’est insulter tous ceux qui sont dévoués à la traduction et à la diffusion de ce Livre Saint, et y ont même parfois laissé leur vie !

C'est bien de croire, le problème est que tu ne peux apporter la démonstration des multiples contradictions qui s'y trouve dans le NT. Pour toi qu'il y ait contradiction ou pas c'est quand même la parole de Dieu.

Olivier a écrit:En ce qui concerne le Nouveau Testament, Le livre de Matthieu fut écrit d’abord en hébreu et traduit plus tard en grec ; quant aux 26 autres livres, ils furent tous écrits en grec commun ou koinè, la langue internationale de l’époque.

Où est la logique dans une telle déduction ? Donc Mathieu était plus zélé que les autres de sorte à vouloir écrire en hébreu tandis que les autres étaient tellement érudits en grec qu'ils savaient lire et écrire en grec !!!

Tout cela n'a pas de sens.

Cela démontre que les auteurs de ces livres n'ont ni vécu les événements eux-mêmes. Car au temps de Yeshou' très peu, une infinité de personnes comprenaient le grec.

Olivier a écrit:Bien que ces chrétiens divinement inspirés soient tous Juifs de naissance (Rm 3:1, 2), ils ont choisi le grec pour produire leurs écrits.

C'est une supposition qui n'a vraiment aucun sens. ¨
C'est dire que des Juifs qui relatent un récit sur leur propre terre où tout le monde comprend l'hébreu et l'araméen le font d'abord dans une autre langue puis le retraduisent eux-même dans leur propre langue !!! Examine si une telle gymnastique intellectuelle est logique.

Olivier a écrit:Que signifient ces paroles de Jésus ?

Si notre œil est attiré par des choses immorales ou condamnées par Dieu, il peut nous faire trébucher et nous entraîner loin de Dieu. Il faut nous défaire de tout ce qui pourrait constituer un piège à notre fidélité.
Nos pieds et nos mains pourraient être amenés à faire quelque chose de malhonnête ou de condamnable par Dieu, il faut rejeter avec force tout ce qui pourrait nous tenter dans la mauvaise voie.
Il ne faut pas hésiter à se débarrasser de quelque chose, à perdre une situation, à changer d’emploi, de lieu de vie… si cela peut nous éviter de nous retrouver piégé et de nous entraîner loin de Dieu.

Coupe-le ! signifie ici « être prêt à perdre quelque chose de valeur si cela peut nous permettre de continuer dans la bonne voie ».

Je n'ai pas compris du tout, au début tu dis tu n'es pas d'accord avec mon interprétation puis tu me sors cette explication qui encore est confuse pour moi. Pour mieux comprendre je te demanderai donc ?

Quelqu'un qui a l'habitude de voler avec ses mains, que doit-il faire, doit-il se faire amputer pour entrer se rapprocher de Dieu ?

Olivier a écrit:Marc 16 : 15-18 : « 15 Et il leur dit : Allez dans le monde entier, annoncez la Bonne Nouvelle à tous les hommes. 16 Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. 17 Voici les signes miraculeux qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront des langues nouvelles, 18 ils saisiront des serpents venimeux, ou s'il leur arrive de boire un poison mortel, cela ne leur causera aucun mal. Ils imposeront les mains à des malades et ceux-ci seront guéris. »

Là encore je ne te suis pas dans ton interprétation. Il s’agit bien d’une écriture littérale ici.
D’ailleurs, pour preuve, ce qui est arrivé à Paul :
Actes 28 : 3-6 : « 3 Paul avait ramassé une brassée de bois sec et il allait la jeter dans le feu quand la chaleur en a fait sortir une vipère qui s'est accrochée à sa main. 4 En voyant l'animal suspendu à sa main, les habitants se disaient entre eux : Pas de doute : cet homme est un criminel ! Il a pu échapper à la mer, mais la justice ne l'a pas laissé vivre ! 5 Cependant, Paul avait, d'une secousse, jeté l'animal dans le feu et ne ressentait aucun mal. 6 Tous s'attendaient à le voir enfler ou bien tomber subitement raide mort. Après une longue attente, voyant qu'il ne lui arrivait rien de fâcheux, ils ont changé d'avis et se sont mis à dire : C'est un dieu. »

Là mon cher Olivier, c'est bien de contester mais il serait plus prudent d'être objectif et accepter d'apprendre quand on ne sait pas et non pas contredire pour le faire.

Comment peux-tu comparer le récit de Paul avec l'idiome de Yeshou' ?

Le recit de Paul dit clairement qu'un serpent s'est accroché à son bras pendant Paul faisait du feu !!!

Paul l'a t-il fait volontairement ? A-t-il cherché un serpent à attraper pour prouver les dires de Yeshou' ? NON

Yeshou' dit clairement que ses disciples saisiront des serpents. Ce qui est une action prémédité, provoqué et consciente. Mais en réalité cela n'a rien à voir avec le fait de s'amuser à saisir un animal dangereux et mortel pour l'homme.

C'est tout simplement un idiome araméen qui veut dire que ses disciples maîtriseront leurs ennemis.

Si tu oses affirmer que ce que Yeshou' a dit est à comprendre littéralement, alors là. Cela m’inquiète beaucoup.

Olivier a écrit:La Bible est inspirée de Dieu

De la Torah au Tanakh, oui. Tout le reste ne sont que des initiatives personnelles.
Mais le problème quand il y'a une contradiction, tu ne peux l'expliquer mais tu te contente de croire quand pour croire.

Kol Touv.

Sim'Ha

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Re: Les idiomes sémantiques

Message par Admin le Mer 25 Juil - 18:44


Olivier a écrit:Olivier a écrit: La Bible est inspirée de Dieu.

Sim'Ha a écrit:De la Torah au Tanakh, oui. Tout le reste ne sont que des initiatives personnelles.

A partir du moment où tu n'acceptes pas la Bible dans son entier comme étant la parole de Dieu, il sera difficile de discuter de quoi que ce soit de manière construite et ouverte.

Pour tous ceux qui se demandent ce que "tanakh" veut dire, il s'agit de l'ancien testament.
La Bible se compose également du nouveau testament rédigé après la venue de Jésus et qui renferme de nombreuses prophéties qui sont sur le point de s'accomplir.
Toutes se réaliseront à la lettre, la parole de Yahvé ne restera pas sans effet mais elle s'accomplira sans faute.

Cette partie a été rédigée principalement en grec, langue internationale de l'époque. Elle complète parfaitement la première partie consacrée au peuple hébreu mais dont les récits s'adressent également à tous les serviteurs de Dieu quelle que soit  leur origine.

Je ressens personnellement un profond respect pour les Saintes Ecritures que Dieu a mises à notre disposition, et c'est très certainement le cas de tous ceux qui parcourent ce forum en cherchant à mieux connaître la Bible.

Quelle que soit ton opinion, Sim'Ha, je te demanderai de bien peser tes mots avant de parler de la parole de Dieu, notre Créateur, base de notre connaissance et de notre enseignement.

Olivier
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Re: Les idiomes sémantiques

Message par simha le Jeu 26 Juil - 7:54

Shalom,

Ceci sera l'une de mes dernières interventions ici.

Olivier a écrit:A partir du moment où tu n'acceptes pas la Bible dans son entier comme étant la parole de Dieu, il sera difficile de discuter de quoi que ce soit de manière construite et ouverte.

Me reproches-tu de refuser à juste titre des textes qui contredisent le Tanakh comme parole de Dieu ?
Ce que j'attendais plutôt de toi, en étant convaincu que le NT est la parole de Dieu, c'était de démontrer qu'il n'y pas de contradiction. Mais le peu de contradiction proposé dans d'autres post, à savoir Ac7.14, le mot Araméen épuré, "saisir des serpents"....jusque là n'ont trouvé aucune explication.

Et c'est toute la différence entre la foi Israélite qui est basée une connaissance irréfutable des saintes écritures et la foi chrétienne qui est basée sur une croyance pour croire, que cela soit vrai ou pas !  

Olivier a écrit:Pour tous ceux qui se demandent ce que "tanakh" veut dire, il s'agit de l'ancien testament.

Le TANAKH est le sigle de Torah (5 livres), des Néhivim (les prophètes) et les Khétouvim (Les écrits) c'est cela tu devrais relayer comme information vraie et non le raccourci erroné de l'ancien testament.
Ici encore tu fais une erreur classique comme tout chrétien d'appeler cela "ancien testament". Ce n'est pas parce que le monde chrétien dans son entièreté se donne des termes qui reléguent la parole de Dieu à quelque chose de vétuste, d'ancien que cela est vrai. Si tu aimes tant la parole de Dieu comme tu le mentionnes, apprends à reconnaître sa valeur intemporel qui ne vieillira jamais et ne sera jamais ancien.

Olivier a écrit:Cette partie a été rédigée principalement en grec, langue internationale de l'époque.

Mon souci avec toi mon cher Olivier, c'est que tu fais beaucoup de déclaration sans pour autant apporter la preuve de ce que tu dis. Comment un texte rédigé en grec contient-il que des idiomes Araméen ???  Bref, et ce que j'ai énuméré ne représente même pas le 1 centième de toutes les preuves et erreurs contenues dans cette version grec que tu affirmes pour originale.

Olivier a écrit:Quelle que soit ton opinion, Sim'Ha, je te demanderai de bien peser tes mots avant de parler de la parole de Dieu,

C'est ce que j'ai toujours fait. Et ta réponse ne m'étonne pas, car la pertinence de mes propos et leur sincérité avec objectivité font penser cela à quiconque ne veut pas se remettre en cause.

Rassure-toi Olivier, ce que je visais c'était simplement un électro-choc qui produirait en toi ou à tout autre une remise en cause de ce que vous croyez pour acquis et vérité absolue. Rien que des questions qui pourraient amener à une vraie prise de conscience et se dire que peut-être je fais erreur dans ce que je sais, telles que :

Les écrits nazaréens ont-ils vraiment été écrits en grec à l'origine ?
Pourquoi Mattay parle-t-il d'une prophétie Esaie7-14 au sujet de Myriam pourtant celle-ci s'est déjà accomplie dans son temps ?
Pourquoi les traducteurs grecs ont-ils systématiquement épuré le mot Araméen des écrits nazaréens pourtant tous les acteurs de ces faits parlaient cette langue ?
Pourquoi y-a t-il autant de faits dans les ecrits nazaréens dans les versions chrétiennes qui ne collent pas avec le Tanakh ?

Mais si jusque-là, avec le peu de démonstration assez détaillée que j'ai faite, cela n'a pas été le cas. Quoi que je ferai comme démonstration ne servira sans doute à rien et sera peine perdue. Je préfère donc m'abstenir de développer davantage et me retirer tout simplement.

Au passage, ce que j'en doute car je n'ai pas du tout été habitué, et ce n'est ni mon caractère de manquer de respect à autrui ni à dénigrer ni de prendre de haut ou de bas n'importe qui avec lequel j'échange. Si tu t'es senti blessé ou méprisé par mes propos, ce que j'en doute fort. Je te présente tout de même mes excuses.

Kol Touv

simha
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Re: Les idiomes sémantiques

Message par Admin le Jeu 26 Juil - 15:33

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Voici ce que l'on peut lire dans plusieurs sources, selon les biblistes:

L'hébreu est la langue d'une grande partie de ce que nous appelons l'Ancien Testament. Il appartient à une famille de langues dites sémitiques, comme l'arabe que nous entendons à l'occasion.
    Plus de trois cents ans avant Jésus-Christ, Alexandre le Grand conquiert la « Palestine ». La « Terre Sainte » fera donc partie d'un immense empire où la langue d'usage est le grec. Les Juifs du pays continuent de transmettre l'hébreu comme langue sacrée alors qu'ils parlent l'araméen.
  Le Nouveau Testament que nous connaissons vient tout entier du grec. Des sections ou des versions anciennes de quelques livres ont pu connaître une première rédaction en araméen, la langue d'usage de Jésus et des Douze. C'est une hypothèse valable. Mais en pratique, seuls des écrits en langue grecque nous sont parvenus. Très tôt, en effet, les communautés chrétiennes se répandent à l'extérieur du pays de Jésus. La langue usuelle, celle qui permet de franchir les frontières, c'est le grec.

    Les communautés chrétiennes adoptent très rapidement le texte grec même pour l'Ancien Testament. Aujourd'hui, la plupart de nos traductions françaises se fondent pour l'Ancien Testament sur une version hébraïque du texte (à l'exception de quelques livres) et, pour le Nouveau, sur une version grecque.

Olivier
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Re: Les idiomes sémantiques

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