L'Araméen ou le Grec ?

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L'Araméen ou le Grec ?

Message par Sim'Ha le Dim 8 Juil - 21:05

Shalom

Plusieurs personnes ont systématiquement recours au NT grec lorsqu'il s'agit de vérifier l'exactitude de certains mots des écrits nazaréens. Le « Nouveau Testament » grec n'est qu'une (mauvaise) traduction de la Pashitto` araméenne. Si Yéshou´ discourait en Araméen, cela aurait-il plus de sens de mettre par écrit ses enseignement en araméen ou en grec ?

Sans oublier le fait qu'une traduction retire toujours la profondeur de la parole traduite et qu'une langue influence le processus de pensée de l'auteur. Par conséquent, il est inévitable d'insérer des idées grecques dans un texte rédigé en grec, puisque l'auteur écrit dans la langue dans laquelle il pense et emploie des mots et expressions propres à la culture attachée à cette langue. En outre, vivant en Palestine, les disciples de Yéshou' parlaient l'araméen. Ils étaient de simples citoyens n'étant pas nés dans l'aristocratie. Par conséquent, ils ne pouvaient pas connaître suffisamment de grec que pour rédiger des livres entiers dans cette langue.

Flavie Joseph, un historien israélite de l'époque même de Yeshou' (le Premier Siècle), témoigne qu'il ne connaissait que deux ou trois personnes parmi les Israélites qui connaissaient le grec... et il était l'une de ces trois personnes ! La raison pour laquelle la langue grecque était très peu parlée parmi les Israélites de cette époque-là est que les Rabbins décourageaient les Israélites d'apprendre et de parler cette langue, qu'ils considéraient perverse et païenne. Voici ce qu'écrit Flavie Joseph :

J'ai dû passer par d'énormes difficultés pour acquérir les enseignements des grecs et comprendre les éléments de la langue grecque, bien que je me sois [tellement] habitué à parler notre propre langue que je suis incapable de prononcer le grec avec une exactitude suffisante. C'est que notre peuple n'encourage pas ceux qui apprennent la langue de nombreuses nations. C'est la raison pour laquelle, bien que beaucoup aient tenté, avec grande patience, d'apprendre la langue grecque, il n'y a à peine que deux ou trois qui y sont parvenus et furent récompensés pour leurs peines.
Il est donc impossible que les disciples de Yeshou', vivant dans la Palestine du Premier Siècle, aient écrit en grec !

Les assyriens imposèrent la langue araméenne aux Israélites au septième siècle avant l’Ère Courante. L'araméen était la langue vernaculaire du temps de Yéshou´, aussi bien en Palestine, en Syrie, en Asie Mineure, en Perse et en Égypte. L'araméen était également la langue vernaculaire des Israélites dans d'autres endroits, comme par exemple dans la Rome latine.

L'araméen parlé en Syrie était appelé « syriaque », tandis que l'araméen parlé en Palestine était appelé « hébreu », parce qu'il était parlé par des Hébreux. L'une des très nombreuses preuves que nous avons dans les écrits nazaréens qui montrent que le mot « hébreu » fait référence à l'araméen, est le passage suivant

Jean20.16 : Et Yéshou´ lui dit : « Maryam ! » Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabbouli ! », ce qui veut dire « Enseignant ! »

Le mot רַבּוּלִי « Rabbouli », qui signifie « mon maître » (dans le sens de « mon enseignant »), n'est pas un mot hébreu, mais araméen. Dans le « Nouveau Testament » grec, ce mot fut translittéré en « Rabbouni. »

Le mot עֵברָאיִת « ´évro`yith », qui signifie en araméen « hébreu », fait référence, dans la Pashitto`, non pas à l'hébreu, mais à la langue parlée par les Hébreux, c'est-à-dire les descendants de ´évar ע״ה , l'un des ancêtres de `avrohom `ovinou ע״ה . C'est comparable au mot araméen רהומאית
« Rohwmo`yîth », qui signifie littéralement « langue des Romains », et fait donc référence au latin.

Ainsi, « ´évro`yith » se réfère non pas à l'hébreu, mais à la langue des Hébreux, à savoir l'araméen, tout comme la langue des romains n'était pas le romain mais le latin !

De par le fait que le terme « Rabbouli » soit décrit comme de l'hébreu, alors qu'il s'agit d'un mot araméen, nous pouvons clairement voir que le mot « hébreu » dans les écrits nazaréens désigne non pas la langue appelée « hébreu » mais la langue des hébreux, qui était l'araméen !
Les Israélites parlaient donc araméen au quotidien, mais l'hébreu était utilisé dans les synagogues pour la liturgie. D'ailleurs, le livre des Actes atteste du fait que la langue des Israélites de Palestine était l'araméen

Actes1.19 : Et cela était connu de tous ceux qui demeurent à `ourishlém, de sorte que le champ fut appelé dans la langue du pays « Haqal Damo` », dont l'interprétation est « Qouryath Dém. »

« Qouryath Dém » signifie « le Champ du Sang » en hébreu. Une interprétation de l'expression araméenne חקַל דּמָא « Haqal Damo` » était nécessaire, car ce fut le nom donné à ce champ en Palestine, dont les habitants parlaient l'araméen, alors que Louqo`, qui est l'auteur du livre des Actes, écrivait à quelqu'un qui était plus hébraïsant qu'aramaïsant. Voilà pourquoi il commença par donner le nom dans la langue du pays, c'est-à-dire l'araméen, et le traduisit ensuite en hébreu !

C'est bien là une preuve supplémentaire que la langue parlée par les Israélites en Palestine était l'araméen et non l'hébreu !

Néanmoins, à quelques rares occasions, le terme « hébreu », dans la Pashitto`, peut réellement faire référence à la langue hébraïque, plutôt qu'à l'araméen. Pour comprendre dans quel sens il doit se comprendre, il est nécessaire d'avoir des connaissances dans les deux langues, car lorsqu'on
sait qu'un mot est araméen, on comprend alors que le mot « hébreu » doit se comprendre par « langue des Hébreux », et non pas comme se référant
littéralement à l'hébreu. Voici un exemple où le mot « hébreu » désigne littéralement la langue hébraïque dans la Pashitto`, et non l'araméen

App9.11 : Et il y avait sur eux un roi, l'ange de l'abîme, dont le nom, en hébreu, est « ´avaddou », et en araméen son nom est « Shoré`. »

Ici, le fait que les deux mots soient employés nous facilite la tâche et nous permet de comprendre que par le mot « hébreu », on parle bien de la langue
hébraïque et non de l'araméen. Mais c'est là que les choses deviennent intéressantes et que la supercherie du « Nouveau Testament » grec est mise à jour ! En effet, si vous jetez un coup d’oeil dans une Bible chrétienne (prenons, par exemple, une Louis Segond), voici comment ce verset est traduit :

Elles avaient sur elles comme roi l'ange de l'abîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon.

Malheureusement, le « Nouveau Testament » grec censure à de très nombreuses reprises le mot « araméen ». Voici quelques exemples.

Rom1.16 : Car je n'ai point honte de l'Évangile: c'est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec

Or, voici ce que nous dit la Pashitto` :

Car je n'ai pas de honte dans la `éwangéliyon, parce que c'est l’oeuvre puissante de `aloho` pour la vie de tous ceux qui croient en elle, que cela provienne d'abord des Yihoudhoyé`, ou que cela provienne des `armoyé`.

Le passage parle clairement de « Juifs » et d' « Araméens », et non de « Juifs » et de « Grecs. »

Romains 3:9 (Louis Segond) : Quoi donc! Sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché...

Mais voici ce que nous dit la Pashitto` :

Quoi donc ? Avons-nous quelque chose de supérieur à eux ? Nous avons déjà tranché, concernant les Yihoudhoyé` et concernant les `armoyé`, qu'ils sont tous sous le péché !

Là encore, le « Nouveau Testament » grec remplace le terme « Araméens » par « Grecs. » C'est également le cas dans 1 Qorinthoyé`
12:13, ou encore dans Galatiyo` (Galates) 3:28 !

De même, voici ce que nous pouvons lire dans le « Nouveau Testament » grec :
Actes 16:1 (Louis Segond) : Il se rendit ensuite à Derbe et à Lystre. Et voici, il y avait là un disciple nommé Timothée, fils d'une femme juive fidèle et d'un père grec.

Sauf que dans la Pashitto` il est écrit ceci :

Et il arriva dans la ville de Dérb`i et à Loustra`. Mais il y avait là un disciple dont le nom était Timoth`éôs, le fils d'une Yihoudhoyto` croyante, tandis que son père était un `armoyo`.

Les écrits nazaréens nous disent clairement que le père de Timothé`ôs était un araméen, tandis que le « Nouveau Testament » grec en fait un
grec ! Derbe était une ville située en Asie Mineure, tout près de Lystre, dans ce que l'on appelle aujourd'hui la Turquie. Ces gens étaient de langue
araméenne, et non grecque ! Ils étaient sémites ! Le père de Timothé`ôs était araméen et non grec !

Pratiquement partout où le terme « araméen » est employé, les traducteurs grecs du « Nouveau Testament » l'ont remplacé par le mot « grec », alors que l'on parle d'araméen ! Cette supercherie est davantage dévoilée par le fait que les traducteurs grecs traduisent partout « araméen » par « grec »,
mais à une seule occasion ils ne le font pas :

Luc 4:27 Il y avait aussi plusieurs lépreux en Israël du temps d'Élisée, le prophète; et cependant aucun d'eux ne fut purifié, si ce n'est Naaman le Syrien.

Dans la Pashitto`, nous lisons :

Et il y eut de nombreux lépreux dans la Maison de `isroyél durant les jours de `élîsha' le Prophète, et pas un d'entre eux ne fut purifié, si ce n'est Na´mon le `armoyo`.

Là, comme par enchantement, alors que tous ces textes que nous avons mentionnés emploient exactement le même mot que les traducteurs ont traduit par « grec », ici, Louis Segond traduit par « Syrien. » Pourquoi les traducteurs chrétiens ont partout remplacé le mot « araméen » par « grec », sauf ici ?

Tout simplement parce que s'ils avaient écrit que Na´mon était grec, tout le monde aurait vu que c'était une arnaque, puisque le TaNa''Kh écrit clairement, dans 2 Malokhim (Rois) 5:1, que Na´mon était le chef de l'armée du roi de ´arom, l'ancien nom de la Syrie. Et c'est du mot « ´arom » que provient le mot « araméen » !

Si les traducteurs chrétiens avaient là aussi remplacé « araméen » par « grec », tout le monde aurait vu leur manipulation des textes ! Voilà pourquoi ils se sont permis de changer le mot « araméen » partout, sauf dans ce passage de Louqo` 4:27, où le changement aurait été trop flagrant !

La question est donc : pourquoi les traducteurs Grecs ont-ils systématiquement remplacé le mot « araméen » par « grec » ?

C'est parce que, historiquement parlant, les grecs détestaient les araméens ! Les traducteurs grecs savaient qu'un livre, qu'ils considéraient comme saint pour eux, qui faisait l'éloge des araméens ne serait pas accepté par leur peuple. Au niveau historique, ce sont les grecs qui ont vaincu les peuples aramaïsants de Mède et de Perse. Ils ont tout simplement purgé le texte du mot « araméen », pour le remplacer par le mot « grec », afin que le texte soit accepté par un plus grand nombre et pour faire les éloges de la nation grecque qui devenait désormais comme "un nouveau peuple élu".

Citons un autre passage pour illustrer davantage la censure que les traducteurs chrétiens ont placé sur le mot « araméen » :

Galates 2:14 (Louis Segond) : Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?

Louis Segond parle ici de « païens. » Or, là encore, c'est exactement le même mot que dans les passages précédents ! La Pashitto` nous dit ceci :

Et quand j'ai vu qu'ils n'allaient pas droitement dans la vérité du message, j'ai dit à Ka`ipho` devant l’oeil de tous : « Si toi qui es un Yihoudhoyo` tu vis à l'araméenne (`armo`yith) et non à la juive, comment contraints-tu les [gens des] nations à vivre d'une manière juive ? »

Sho`oul employa l'expression « vivre à l'araméenne », car à cette époque-là, non seulement les araméens constituaient la majorité des Gôyim s'étant tournés vers Yéshou´ (le fait que les disciples Juifs de Yéshou´ avaient la même langue qu'eux, à savoir l'araméen, fit que la majorité des premiers suiveurs Gôyim étaient des araméens)

Comme vous pouvez le voir, les traductions chrétiennes n'ont aucune crédibilité. Si les traducteurs ont été capables d'opérer de tels changements, comment pouvez-vous savoir si ce que vous lisez dans vos bibles est digne de confiance ? Car aussi petit qu'un tel changement puisse paraître, remplacer « araméen » par « grec » peut changer beaucoup de choses à la compréhension des textes ! Si cela est déjà important pour un si petit détail, qu'est-ce que ce sera pour des détails théologiques plus importants ?

Nous voyons au quotidien où les traductions chrétiennes ont mené les gens et les catastrophes qu'elles ont causées. Quand on traduit de tels textes sans faire partie de la culture des auteurs d'origine, ou du moins sans la connaître suffisamment, et qu'on ne prend pas en compte la situation historique, religieuse, sociale et géopolitique qui prévalait dans ces temps-là, il n'est pas possible de correctement comprendre ces textes, et y insérer les propres idées et compréhensions erronées héritées de Rome et de la Grèce Antique sera inévitable, car au lieu de penser en hébreu ou en araméen, on pense en grec !

Kol Touv

Sim'Ha

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