La Loi mosaïque et les relations sexuelles incestueuses

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La Loi mosaïque et les relations sexuelles incestueuses

Message par Admin le Sam 23 Juin - 20:04

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La Loi mosaïque et les relations sexuelles incestueuses

Définition de l'inceste:

L'inceste qualifie les « relations sexuelles prohibées entre parents très proches », entre parent et enfant, entre enfant d'une fratrie (y compris demi-frère et demi-sœur), entre grand-parent et petit enfant, ou encore entre oncle ou tante et neveu ou nièce, voire selon certains entendements entre cousins (Wikipédia).
Autrement définie, l'inceste désigne une relation sexuelle lorsqu’elle a lieu dans le cadre d'une parenté qui interdit le mariage, ce qui peut alors impliquer les filiations par alliance ou l'adoption.

En France, depuis 1804, le code civil interdit le mariage entre personnes avec des liens de parenté allant jusqu’au 3ème degré ; c’est-à-dire qu’il est interdit par exemple d’épouser son frère ou sa sœur, comme il est interdit d’épouser sa belle-mère ou son gendre (il rejoint en cela les interdictions inscrites dans le Lévitique).

De nombreuses lois imposent une moralité sexuelle stricte aux Israélites.

♦️ L’inceste, les relations sexuelles entre personnes avec des liens de parenté :

 ►Lévitique 18 : 6 : « Aucun d'entre vous n'aura de relations sexuelles avec une proche parente. Je suis l'Eternel. »

Lévitique 20 : 17-20 : « 17 Si un homme épouse sa demi-sœur, fille de son père ou de sa mère, et qu'ils aient des relations sexuelles l'un avec l'autre, c'est une infamie ; ils seront retranchés sous les yeux des membres de leur peuple ; l'homme portera toute la responsabilité de sa faute pour avoir eu des relations avec sa sœur.  19 Tu n'auras pas de relations sexuelles avec la sœur de ta mère ou de ton père. Si quelqu'un a des relations avec une proche parente, ils porteront tous deux la responsabilité de leur faute. 20 Si un homme couche avec sa tante, il porte atteinte à son oncle, les deux coupables porteront la responsabilité de leur faute et mourront sans enfants. ».

Ainsi, selon la Loi mosaïque, un homme n’avait pas le droit d’épouser sa mère, sa fille, sa petite-fille, sa sœur, sa demi-sœur, sa tante… (Voir aussi Lévitique 18 : 6-16). Il risquait la peine de mort ou la stérilité.
On se souvient qu’Abraham avait épousé Sara sa demi-sœur. Cela ne lui a jamais été reproché car la Loi mosaïque n’avait pas encore été mise en place.

♦️ Les interdictions dues aux liens familiaux par alliance:

Lévitique 18 : 18 : «  Tu ne prendras pas pour autre épouse la sœur de ta femme, car tu provoquerais des rivalités entre elles en ayant des relations avec la sœur, tant que ta femme est en vie ».

Un homme n’a pas le droit d’épouser une femme et sa sœur ; comme ce qu’a vécu Jacob avec Léa et Rachel, avant la Loi mosaïque. Cela risquerait de provoquer la jalousie et des tensions entre les deux sœurs. Par contre si son épouse décède, rien ne s’oppose à ce que cet homme épouse la sœur de sa femme défunte.

Lévitique 20 :11 : « Si un homme a des relations sexuelles avec la femme de son père, il porte atteinte à son père : les deux coupables seront mis à mort et porteront seuls la responsabilité de leur mort ».

Ruben a eu des relations sexuelles avec Bilha, la concubine de son père Jacob. Cela lui a coûté le droit d’aînesse. Si la Loi mosaïque avait déjà été en vigueur, ils auraient été tous les deux mis à mort.
Cette interdiction était-elle valable même après la mort du père ? Oui, il était interdit d’épouser sa belle-mère (femme de son père) même après le décès du père.

Lévitique 20 :12 : « Si quelqu'un a des relations sexuelles avec sa belle-fille, ils seront tous deux mis à mort ; ils ont commis une infamie et porteront eux-mêmes la responsabilité de leur mort ».

Juda a eu des relations sexuelles avec sa belle-fille Tamar qu’il avait prise pour une prostituée. Quand il a su qui elle était, il ne l’a plus jamais touchée. Cela s’était passé avant la Loi mosaïque aussi.
Cette interdiction était-elle valable même après la mort du fils ? Oui, il était interdit d’épouser sa belle-fille (femme de son fils) même après le décès du fils.

Lévitique 20 :21 : « Et si un homme prend la femme de son frère, c'est une impureté; il découvre la nudité de son frère: ils n'auront pas d'enfants».

Si un homme prenait la femme de son frère, donc s’il avait des relations sexuelles avec la femme de son frère, il n’était pas mis à mort, mais le couple n’aurait jamais d’enfants.

Pour quelle raison n’étaient-ils pas mis à mort comme n’importe quel adultère ?

La Loi tenait compte du contexte. En effet, il n’était pas rare que des frères continuent à vivre ensemble dans la même maison même après leur mariage. De ce fait, un homme et sa belle-sœur étaient amenés à partager de nombreux aspects de leur vie en commun. Si cette proximité le faisait tomber en tentation, lui et sa belle-sœur n’auraient jamais d’enfants. Ce qui était une terrible sanction surtout pour l’époque.

Cette interdiction était-elle valable même après la mort du frère ? Non, c’était même le contraire qui était prescrit.

D’après la Loi, à la mort de son frère, un homme était tenu d’épouser sa belle-sœur afin de lui donner une descendance ; c’est ce que l’on appelle le mariage léviratique.

Deutéronome 25 : 5-10 : « 5 Si deux frères demeurent ensemble et que l'un d'eux vienne à mourir sans laisser d'enfant, sa veuve ne se remariera pas en dehors de la famille ; son beau-frère l'épousera pour accomplir son devoir de beau-frère envers elle. 6 Le premier fils qu'elle mettra au monde perpétuera le nom du frère défunt pour que ce nom ne s'éteigne pas en Israël. 7 Si cet homme n'a pas envie d'épouser sa belle-sœur, elle se rendra à la porte de la ville vers les responsables et leur dira : « Mon beau-frère refuse de perpétuer le nom de son frère en Israël, il ne veut pas remplir son devoir de beau-frère. » 8 Alors les responsables de la ville le convoqueront et lui parleront. S'il persiste dans son refus d'épouser sa belle-sœur, 9 celle-ci s'approchera de lui en présence des responsables, elle lui ôtera sa sandale et lui crachera au visage ; puis elle déclarera à haute voix : « Voilà comment doit être traité l'homme qui ne veut pas constituer une famille pour son frère ! » 10 Dès lors, on surnommera la famille de cet homme en Israël « la famille du Déchaussé ».

On peut constater d’après ces versets que cela concerne des frères qui vivent ensemble, dans la même maison. C’est sans doute la raison pour laquelle l’adultère entre un homme et sa belle-sœur n’était pas punie de mort car ils pouvaient très bien se retrouver mariés par la suite en raison de la Loi sur le mariage léviratique.
On peut aussi constater que l’homme n’est pas obligé d’épouser sa belle-sœur, mais on le considèrera comme quelqu’un qui ne remplit pas son devoir car il ne permet pas à son frère défunt d’avoir une descendance.

Lévitique 18 : 17 : « Tu n'auras pas de relations sexuelles à la fois avec une femme et sa fille ; tu n'épouseras ni la fille de son fils, ni celle de sa fille, car elles sont ses proches parentes et ce serait une infamie. »

Un homme marié ne devait pas s’unir à la fille ou à la petite-fille de sa femme. Il aurait alors comme épouses (ou concubines) une mère et sa fille ou alors une mère et sa petite-fille. Cela était considéré comme une infamie !
Ce verset nous rappelle un autre verset très semblable :

Lévitique 20 :14 : «  Si un homme prend une femme et sa mère, c'est un crime; on les brûlera au feu, lui et elles, afin que ce crime n'existe pas parmi vous

Il est question ici d’un homme marié qui s’unit également à la mère de son épouse.
Cela était considéré comme un crime qu’il fallait absolument faire disparaitre.

Pour quelle raison cela était-il considéré comme un crime odieux ?

Parce que la mère et le père doivent être honorés, respectés. Ils possèdent une certaine autorité et une certaine expérience de la vie qui font d’eux les garants du respect des règles et des lois.
La mère occupe une position très importante au sein de la famille et tous la respectent et l’écoutent. C’est elle qui enseigne sa fille et lui a transmet ses connaissances qui feront d’elle une femme adulte courageuse et une bonne épouse.
Il est inconcevable qu’une femme partage sa propre mère, celle qui lui a donné la vie, avec son mari.
La sanction était radicale : « on les brûlera par le feu ».

Est-ce que ces personnes (l’homme, son épouse et sa belle-mère) étaient tous trois brûlés vifs ?
Cela serait certainement la pire des tortures qu’on puisse infliger à quelqu’un.

Pour le savoir, considérons d’autres versets :

♠ Récit 1:
2 chroniques 28 :1-5
: « Ahaz était âgé de vingt ans lorsqu’il commença à régner, et pendant seize ans il régna à Jérusalem ; il ne fit pas ce qui est droit aux yeux de Jéhovah, comme David son ancêtre. 2 Mais il marcha dans les voies des rois d’Israël, et même des Baals il fit des statues en métal fondu. 3 Lui-même, il fit de la fumée sacrificielle dans la vallée du fils de Hinnom et se mit à brûler ses fils dans le feu, selon les choses détestables des nations que Jéhovah avait chassées de devant les fils d’Israël. 4 Et, régulièrement, il sacrifia et fit de la fumée sacrificielle sur les hauts lieux et sur les collines, ainsi que sous toutes sortes d’arbres luxuriants.
5 Aussi Jéhovah son Dieu le livra en la main du roi de Syrie, de sorte que [les Syriens] le frappèrent, emmenèrent de chez lui un grand nombre de captifs et les amenèrent à Damas
".


D’autres traductions parlent d’abominations et de pratiques abominables des nations que Dieu avait chassées devant Israël.
D’ailleurs, si ces nations devaient être complètement détruites c’était en raison des sacrifices abominables d’enfants qu’ils offraient aux dieux païens et de leur immoralité sexuelle.
De telles abominations n’ont jamais vue le jour dans la pensée de Dieu.

Jérémie 7 :31 : « Ils ont érigé les hauts-lieux de Topheth dans la vallée de Ben-Hinnom, afin de brûler leurs fils et leurs filles pour les offrir en sacrifices. C'est bien là quelque chose que je n'ai pas ordonné et qui ne m'est pas venu à la pensée ».

D’autres traductions parlent de « chose qui ne m’était pas montée au cœur  - ce à quoi je n’ai jamais pensé ».
Ainsi, le fait de brûler ses enfants en sacrifice était considéré comme une abomination, quelque chose d’impensable.

♠ Récit 2:
Josué 7 : 15 :
« Celui qui sera désigné comme coupable d'avoir pris ce qui m'était voué sera brûlé avec tout ce qui lui appartient, parce qu'il a transgressé l'alliance de l'Eternel et qu'il a commis une infamie en Israël. »


Avant que les Israélites ne détruisent Jéricho, ils avaient reçu comme ordre de ne rien prendre pour eux.

Josué 6 : 17-19 : «  17 La ville avec tout ce qu'elle contient sera vouée à l'Eternel ; seule Rahab, la prostituée, sera laissée en vie avec tous ceux qui se trouveront dans sa maison, car elle a caché les hommes que nous avions envoyés. 18 Mais attention ! Prenez bien garde à ce qui doit être voué à l'Eternel. Ne prenez rien de cela, sinon vous placeriez le camp d'Israël sous une sentence de destruction et vous lui attireriez le malheur. 19 Tout l'argent et l'or, tous les objets de bronze et de fer seront consacrés à l'Eternel et on les mettra dans son trésor. »

Acan, de la tribu de Juda, avait désobéi à cet ordre et s’était emparé d’un butin de grande valeur.

Josué 6 : 21 : « J'ai vu dans le butin un magnifique manteau de Babylone, deux cents pièces d'argent et un lingot d'or d'une livre. J'en ai eu fortement envie, alors je m'en suis emparé. Ces objets sont enterrés au milieu de ma tente, et l'argent est en-dessous ».

D’après la sentence, il devait être brûlé avec tout ce qui lui appartient.

Comment cela s’est-il passé exactement ?

Josué 7 :25 : « Josué dit à Akân : « Pourquoi nous as-tu attiré le malheur ? Que l'Eternel fasse ton malheur aujourd'hui ! » Alors tous les Israélites le tuèrent à coups de pierres. Ils lapidèrent aussi tous les siens et brûlèrent les cadavres. »

On se rend compte ici que Acan a été lapidé, ce n’est qu’après sa mort que son cadavre (ainsi que ceux de sa famille) ont été brûlés.

Une autre version déclare : « Et tous les Israélites l'assommèrent de pierres, et les brûlèrent au feu, après les avoir assommés de pierres. »

Qu’est-ce que cela signifiait ? En raison de sa convoitise qui a entraîné la mort de ses compagnons Israélites, Acan ne recevra même pas de funérailles, il ne bénéficiera pas d’un enterrement digne de ce nom. Il sera donc brûlé (ce qui évitera les maladies).
Le fait d’être privé d’un enterrement et d’une sépulture était considéré comme un déshonneur ultime.

Jérémie 25 : 33 : «  Ce jour-là, les victimes frappées par l'Eternel resteront sur le sol, d'un bout du monde à l'autre. Nul ne les pleurera, on ne les recueillera pas pour les mettre au tombeau. Ils deviendront du fumier sur le sol ».
Jérémie 16 : 4 : « Ils mourront de morts misérables; ils ne seront pas pleurés, et ne seront pas enterrés; ils seront du fumier sur la face du sol, et ils seront consumés par l'épée et par la famine, et leurs cadavres seront en pâture aux oiseaux des cieux et aux bêtes de la terre. »


La personne décédée qui n’était même pas digne d’être enterrée et à qui l’on refusait le respect dû aux morts, était finalement rejetée par tout le peuple.
Cela était pire que tout car même les criminels bénéficiaient d’un enterrement :

Deutéronome 21 :22, 23 : « 22 Si tu exécutes un homme qui a commis un crime digne de mort et que tu le pendes à une potence, 23 son cadavre ne passera pas la nuit sur le bois. Tu l'enterreras le jour même, car celui qui est pendu est maudit de Dieu, et tu ne rendras pas impur le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne en héritage. »

Revenons au verset de départ :
Lévitique 20 :14 : «  Si un homme prend une femme et sa mère, c'est un crime; on les brûlera au feu, lui et elles, afin que ce crime n'existe pas parmi vous

La punition consistait ici en une mise à mort par lapidation. Les cadavres étaient ensuite brûlés et ne bénéficiaient d’aucune sépulture.

► Pour conclure, on peut dire que, d’après la Loi mosaïque, celui qui avait des relations sexuelles avec un membre de sa famille proche risquait la lapidation ou la stérilité (pour l’homme et sa belle-sœur).
Un homme ne devait pas s’unir à la mère de sa femme, à la fille de sa femme, à la petite-fille de sa femme, à la sœur de sa femme (dans ce cas précis, tant que l’épouse est en vie)
Il ne devait pas non plus s’unir avec sa belle-fille ou une femme de son père.

Olivier
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Re: La Loi mosaïque et les relations sexuelles incestueuses

Message par Helena le Dim 24 Juin - 8:53

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Merci beaucoup Olivier pour ces explications qui apportent un éclaircissement quant à ces lois qui peuvent nous paraître  complexes à première vue.
Et surtout, merci pour l'explication sur l'expression "ils seront brûlés". En effet, certaines traducteurs pensent que les gens périront par le feu, donc ils seront brûlés vifs, ce qui me semble intolérable rien qu'à imaginer.

Le fait de savoir que Dieu n'utilise pas la torture pour punir est plutôt rassurant! La mort est déjà bien terrible!!

Et dire que pendant longtemps, de nombreuses personnes ont été mises à mort de manière aussi cruelle, dans des souffrances inimaginables comme le bûcher... et cela au nom de Dieu !!

En exemple je citerai Jean Servet qui rejetait la doctrine de la trinité. Et pour cela, il a été brûlé vif par les protestants (et oui eux aussi ont fait comme les catholiques!) en 1553 en Suisse!!
Il avait lu la Bible en entier, en cachette car cela était complètement interdit!!
Cet homme était très instruit, c'était aussi un grand scientifique et un grand penseur.
Et son bourreau n'a rien trouvé de mieux à dire qu'il était tombé entre les mains du Diable...!!  

Comment ont-ils pu brûler des gens sur le bûcher ??? Et en plus des gens de si grande qualité, et en plus au nom de Dieu !!!
C'est ce genre de pratiques qui a dégoutté les gens de la religion !   Evil or Very Mad

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Re: La Loi mosaïque et les relations sexuelles incestueuses

Message par Admin le Lun 25 Juin - 19:25

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Tout à fait Helena, il est inconcevable que Dieu ait pu utiliser la torture, comme le fait d'être brûlé vif!
Au pire des cas, les coupables étaient mis à mort par lapidation (le plus souvent), quelquefois par pendaison.

C'est en effet ce genre de pratiques abominables qui ont éloigné beaucoup de personnes sincères de Dieu!

En ce qui concerne Jean Servet, il faut savoir que c'est Calvin lui-même qui lui a fait subir de cruels traitements en prison. Et lorsque, au cours de son procès, Servet se dit prêt à changer d'opinion si son adversaire lui fournit  des arguments bibliques convaincants, Calvin s'en montre alors totalement incapable!
Jean Servet est alors condamné au bûcher juste parce qu'il défendait la vérité!!

En effet, la doctrine de la trinité tire son origine d'anciennes croyances païennes liées aux triades et n'a rien de chrétien! Je vais prochainement écrire un article sur cette doctrine...

Olivier
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